Les Amis de l'Académie de Musique de Mont-sur-Marchienne a.s.b.l. n°4793/66  et 0410300793

présentent

Les Soirées Musicales de Mont-sur-Marchienne

 

Concert  du 24 avril 2010

Programme

 

Frédéric CHOPIN (1810-1849)

 

Nocturnes pour piano

 

op. 27 n° 1 (1835) en ut dièse mineur

op. 55 n° 1 (1843) en fa mineur

op. 72 n° 1 (1827) en mi mineur

 

Le créateur du Nocturne pour piano est, au XIXème siècle, le compositeur irlandais John Field qui imagina d’écrire des pièces charmantes et élégantes d’un chant simple et souple, recueilli ou mélancolique. Chopin en subit fortement l’influence et en emprunta le schéma extérieur de la forme, mais il en amplifia magnifiquement l’écriture mélodique par l’adjonction de formules suggestives et éloquentes, et de fioritures qui devinrent elles-mêmes matières expressives. Il enrichit également le contenu harmonique et transforma les dessins d’accompagnement.

Peut-être plus que tout autre genre musical, le Nocturne est lié, chez Chopin, à l’influence du Bel Canto italien qu’il aimait tant. Le jeu est incroyablement calqué sur le style vocal de Rubini, de la Malibran ou de la Grisi.

 

 

 

Karol SZYMANOWSKI (1882-1937)

 

Mazurkas op. 50 n° 1, 2, 3 et 6 (1926)

 

Dans l’œuvre de ce compositeur polonais, le plus grand après Chopin, on peut distinguer trois étapes : romantique, impressionniste et populaire.

Les Mazurkas appartiennent à la troisième période, qui marque le retour au folklore populaire. Le type de thématique et les formules d’accompagnement restent ceux de Chopin, mais avec les acquis sonores du XXème siècle.  Saveur populaire, modernisme et objectivité positive sont les caractéristiques prédominantes de ces Mazurkas avec lesquelles Szymanowski, homme aux références culturelles multiples, réaffirme son identité nationale.

 

Frédéric CHOPIN (1810-1849)

 

Polonaise Fantaisie

 

op. 61 (1846) en la bémol majeur

 

En 1846, la rupture entre George Sand et Chopin se confirme et ce morceau, contemporain de cet épisode douloureux dans la vie de l’artiste,  paraît d’abord comme un reflet de ses sentiments et de ses désillusions. Aux dires de Liszt qui y relevait des mouvements effrénés, des sourires mélancoliques et des soubresauts inopinés, l’œuvre déborde d’une tristesse élégiaque. Chopin s’écarte du cadre et du rythme de la Polonaise au profit d’une liberté d’expression proche du caractère des Ballades.

 

 

Franz SCHUBERT (1797-1828)

 

Impromptus

 

n° 1 et 4 (1828) en fa mineur

 

Les quatre Impromptus op. 142 composés en 1828 ne furent édités qu’en 1838, dix ans après la mort de Schubert.

Le Premier Impromptu, Allegro molto moderato,  en ut mineur, au rythme d’une marche assez lente, s’édifie sur une seule et admirable mélodie, exprimant une nostalgie et une tristesse infinies sans cesse renouvelées par la variété des attaques, staccato énergique ou au contraire legato lyrique.

Le Quatrième Impromptu, composé en 1828, est un Allegro scherzando extraordinairement sauvage et haut en couleurs avec ses traits mordants, ses trilles et ses éclairs démoniaques, quintolets, sextolets, septolets fouettés de syncopes et de sforzandos. Le morceau culmine dans un brillant Presto auquel coupe court un trait fulgurant balayant le clavier de haut en bas fortissimo et disparaissant dans un trou.

 

Bela BARTOK (1881-1945)

 

Six Danses Populaires Roumaines  (1915)

 

Composées en 1915, elles sont connues, par-delà leur version pianistique originale, dans une foule de transcriptions instrumentales et orchestrales, comme l’une des œuvres les plus populaires de Bartok. C’est une petite suite très réussie, conçue en crescendo rythmique et dynamique, du début placide au « Maruntelun » (danse vive) final.

 

 

Franz LISZT (1821 - 1886)

 

Deuxième Ballade en si mineur (1853)

 

Les deux ballades n’appartiennent pas au piano le plus connu de Liszt. Elles semblent cultiver une problématique  propre au compositeur, celle d’un désir de concentration et d’intériorisation contredit par la virtuosité déconcertante.

La deuxième Ballade, datée de 1853, est une forme sonate à six grandes parties et basée sur trois thèmes. Un mouvement chromatique confère au début de la pièce un caractère ombreux, presque inquiétant dans son insinuante douceur. Un motif mélodique, très lyrique, apporte l’éclaircissement. Puis, un motif rythmique – Allegro deciso – introduit l’épisode animé, presque violent. Lui succède ensuite l’Allegro moderato, et, tout à la fin, après un Grandioso en augmentation, reparaît le second thème lyrique, qui laissera s’évanouir le son dans un doux pianissimo.

 

 

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Sonorisation : extrait de la Danse Orientale des Danzas Espanolas d'Enrique Granados  interprètée courtoisement  par Eliane Rodrigues