|
présentent Les Soirées Musicales de Mont-sur-Marchienne
|
|
|
Johannes BRAHMS (1833-1897)
Sonates op. 120 (1894) pour clarinette
n° 1 en fa mineur Allegro appassionato ~ Andante un poco Adagio Allegretto grazioso ~ Vivace
n° 2 en mi bémol majeur Allegro amabile ~ Allegro appassionato Andante con moto
Au cours de l’été 1890, Johannes Brahms prit une résolution à première vue surprenante. A 57 ans, il décida que ses facultés créatives et ses forces physiques n’étaient plus ce qu’elles avaient été et qu’il était temps de ranger sa plume : il informa donc son éditeur qu’il n’y aurait pas de cinquième symphonie ! Mais cela ne dura pas longtemps car, au mois de mai de l’année suivante (1891), il rencontra le clarinettiste Richard Mühlfeld,agé de 35 ans et l’entendit jouer un concerto de Weber ainsi que le quintette de Mozart. Il fut fasciné : il avait rencontré SON clarinettiste ! Au cours de l’été 1891, ayant déjà oublié ses résolutions, il composa, avec une rapidité inhabituelle, deux chef-d’œuvres : le Trio avec clarinette op. 114, le Quintette avec clarinette en si mineur op.115 et, en 1894, les deux Sonates pour clarinette op. 120. Brahms et Mühlfeld jouèrent ces sonates dans de nombreuses villes d’Allemagne et d’Autriche : Brahms fut si heureux de leur travail d’équipe – et si généreux ! – qu’il abandonna à Mühlfeld – à vie - non seulement ses propres cachets, mais aussi ses droits d’auteur sur les deux sonates et qu’à la fin de la tournée, il lui fit don des manuscrits. Bien qu’inspirées par le prodigieux talent de Richard Mühlfeld, les deux partitions délaissent toute virtuosité : ce sont des œuvres « écrites pour soi, comme les feuilles d’un journal intime ».
Robert SCHUMANN (1810-1856)
Soiréestücke op. 73
Tendre avec expression ~ Vif et léger ~ Vite et avec feu
Chaque page, construite en forme de lied avec coda, intensément lyrique, exploite au mieux les sonorités nostalgiques de la clarinette en la. Le tempo s’accélère de pièce en pièce, mais la mesure (4/4) et les triolets de l’accompagnement du piano demeurent. Les trois morceaux, reliés par un « Attaca », se jouent sans interruption.
Philippe VERKAEREN (1950)
Sonatine op. 34
Andantino ~ Moderato ~ Giocoso L’œuvre est écrite en trois mouvements : L’Andantino est une sorte de berceuse calme et sereine, interrompue par un deuxième thème « un peu plus allant », puis reprise pour se terminer dans un climat rêveur. Le Moderato non troppo est une danse enjouée et brève, comme pressée de trouver une conclusion d’un caractère plus lent et plus interrogatif. Le dernier mouvement développe deux idées : la première évoque une marche, l’autre une course-poursuite. Elles entourent un passage central plus chantant et calme. C’est le premier thème qui l’emportera pour terminer la pièce, dans un mouvement de plus en plus haletant et rapide.
Léonard BERNSTEIN (1918-1990)
Sonate (1942)
Grazioso ~ Andantino – Vivace a leggerio
La Sonate, composée en 1941, est dédiée au clarinettiste David Oppenheim, que Bernstein rencontra à la Tanglewood School. L’œuvre est en deux mouvements sans indication de tempo. Le premier mouvement est un grazioso lyrique qui préfigure le travail de Bernstein dans West Side Story . Le second mouvement commence en andantino et s’installe ensuite dans un Vivace en 5/8.
vers la page Saison 2009- 2010 to the page Season 2009- 2010 a la pagina Temporada 2009- 2010 terug naar de blad Seizoen 2009- 2010
|