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Concert
du 17 janvier 2009
Programme
Eugène Ysaye (1858-1931)
Sonate
op.27 n°4 en mi mineur pour violon seul (1924)
Allemande ~
Sarabande ~Finale
Lorenzo Gatto
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Né à Liège et mort à Bruxelles, Ysaye débuta en public à onze
ans. C’est ensuite le Conservatoire de Bruxelles qui l’accueillit pour
étudier avec Wieniawski, puis Paris pendant trois ans avec Vieuxtemps.
Professeur au Conservatoire de Bruxelles, fondateur des Concerts Ysaye, chef
d’orchestre, pionnier de l’école moderne de violon, Ysaye fut aussi un
compositeur prisé : ses 6 sonates pour violon seul figurent au répertoire de
tous les grands solistes.
La Quatrième Sonate, dédiée à Fritz Kreisler, se divise en
trois mouvements. La Sarabande s’édifie de façon obsédante sur un ostinato
de quatre notes maintenu dans la même tonalité tout au long de la pièce.
Le Finale, sorte de « caprice viennois », d’une libre
fantaisie, rend hommage au dédicataire dans le goût des pastiches que
celui-ci, grand mystificateur, affectionnait. |
Zoltan Kodaly (1882-1967)
Sonate op. 8 en
si mineur pour violoncelle seul (1915)
Allegro
maestoso ma appassionato ~ Adagio ~ Allegro molto vivace
Sariah Dupriez
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L’œuvre en trois mouvements révèle une utilisation toute
personnelle de la forme sonate. Pour conserver la plus grand liberté au
matériau mélodique utilisé, Kodaly ne se sert de la forme que comme guide du
discours qui s’écoule sans contraintes, avec le naturel de l’improvisation.
Le premier mouvement, Allegro maestoso ma appassionato, est
un récitatif épique et lyrique.
Dans l’Adagio,
le
violoncelle est devenu le chantre successivement méditatif et champêtre,
fantasque dans le
Con moto
(avec son forte
feroce),
imprévisible et capricieux dans les rythmes dansants enchaînant triolets et
quintolets.
L’Allegro
Molto Vivace,
superpose l’orthodoxie d’une forme sonate et la liberté rhapsodique d’un
rondo endiablé. Les trois dernières mesures exigent une puissance dans le
suraigu qui stupéfie encore les interprète lorsqu’ils abordent cette
partition magistrale. |
Adrien-François
Servais (1807-1866)
Grand Duo de Concert - "
Variations sur des Airs Anglais" pour violon et violoncelle
Vincent Hepp & Sarah Dupriez
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Adrien-François Servais est né à Hal. Il y joua ses premières
notes et y habita jusqu’à sa mort.
Pendant 33 ans, il se produisit dans les villes principales
de 21 pays européens, devant pratiquement toutes les cours d’Europe et aux
côtés de collègues virtuoses tels Franz Liszt, Felix Mendelssohn, Henri
Vieuxtemps ou Clara Schumann.
Servais est considéré comme l’un des plus grands
violoncellistes de son époque et fut souvent qualifié de Paganini du
violoncelle.
Il se distingua également en tant que compositeur. En 2007, à
l’occasion du bicentenaire de sa naissance, son œuvre a suscité un intérêt
plus marqué encore dans le monde entier. |
Franz Schubert (1797-1828)
Trio à
Cordes n° 2 D 581 en si bémol majeur
Allegro moderato ~ Andante ~ Menuetto (Allegretto) ~ Rondo (Allegretto)
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Cette œuvre ne fut jamais jouée ni même publiée du vivant de
Schubert.
La partition fut achevée en ses 4 mouvements d’enchaînement
« classique » :
L’Allegro
moderato
présente des accentuations vigoureuses, presque
beetho-véniennes.
L’Andante développe,
au violon, un thème mélodique et grave, qui reflète par sa structure le
thème principal du mouvement précédent. L’épisode médian forme une sorte de
rêverie mystérieuse.
Le Menuetto (Allegretto) est plus nettement haydnien.
Quant au Rondo (Allegretto) final, il s’affirme dans
l’esprit de Haydn, déborde d’idées à partir d’un thème extrêmement vivant. |
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