Les Amis de l'Académie de Musique de Mont-sur-Marchienne a.s.b.l. n°4793/66  et 0410300793

proposent

Les Soirées Musicales de Mont-sur-Marchienne

 

Programme de notre 200ème concert

 le 18 octobre 2008

 

Ludwig van BEETHOVEN (1770-1827)

 

Sonate n° 23 en fa mineur op. 57  “Appassionata”

Allegro assai – Andante con moto

Allegro ma non troppo

Esquissée en 1804 (simultanément à la Symphonie Héroïque), elle fut terminée en octobre 1806 et publiée en février 1807. Le titre d’Appassionata ne lui fut attribué qu’à l’occasion d’une publication ultérieure et Beethoven, semble-t-il, ne le désavoua pas. Des cinq dernières sonates, l’Appassionata  fut celle que Beethoven lui-même estimait comme sa plus grande. Elle est celle, en tout cas, qui s’adapte le mieux au portrait « psychologique » du musicien tel que l’a retenu l’histoire : « Un torrent de feu dans un lit de granit. » (Romain Rolland)

 

 

Dimitri CHOSTAKOVITCH (1906-1975)

Préludes 1,2,6,10 et 12   op.34

Début 1933, Chostakovitch écrivit 24 préludes, donnant là un équivalent moderne de Chopin et de Scriabine. Comme toujours dans ce type de pièces, on rencontre un vaste échantillonnage de procédés d’écriture et d’états psychologiques.

1. Moderato  (ut majeur) : une page quasi improvisée, pensive.

2. Allegretto  (la mineur) : rythmé, fait penser à une danse espagnole.

6. Allegretto  (si mineur) : une polka grotesque et dissonante

10. Moderato non troppo (ut dièse mineur) : une romance un peu sentimentale . Des contre-chants dans le médium et une série de trilles dans la dernière partie, - avec le procédé beethovénien consistant à jouer de la même main le trille et le thème.

12. Allegro non troppo (sol dièse mineur) : un thème rythmique accompagné d’une figure répétitive d’arpèges, conférant à la pièce une allure de toccata.

 

 

Luc BAIWIR (1958)

Variations sur un thème de Paganini

Luc Baiwir, né à Liège en 1958, obtint un premier prix de piano au Conservatoire de Liège et se dirigea très tôt vers la composition. Après avoir composé des œuvres pour piano seul, il découvrit le monde de la musique électronique et de film. Le succès rencontré par ses compositions avec instruments électroniques l’amena à recevoir une commande pour piano, soprano, chœurs et orchestre de l’Opéra Royal de Wallonie : le  21 juillet 2002 vit la création mondiale devant plus de 35 000 spectateurs, de la Symphonie des Âges, avec les chœurs et l’orchestre de l’Opéra de Liège. Cette œuvre connaît depuis un succès mondial, en Asie et aux Etats-Unis.

Luc Baiwir revient ensuite à l’univers classique de ses premiers pas au piano avec des Variations sur un thème de Paganini. Basées sur le célèbre Caprice de Paganini, qui inspira des compositeurs tels que Brahms, Liszt, Rachmaninov, ces 12 variations sont dédiées à Johan Schmidt, qui qualifie l’œuvre de « très virtuose, fort imaginative et par moment un peu jazzy ». Johan Schmidt vient d’en terminer l’enregistrement sur CD.

 

 

Franz LISZT (1811-1886)

 Sonate en si mineur

Lento asai – Allegro energico - Andante sostenuto

Allegro energico - Andante sostenuto – Lento assai

 Cette sonate se situe à une période charnière de la vie du compositeur : la pensée prend manifestement le pas sur la virtuosité. Jamais, d’autre part, le compositeur n’avait conçu au piano une œuvre aussi longue. Monumentale, véritable « action musicale » dans laquelle les thèmes sont caractérisés comme des personnages. Cette sonate reste unique dans la production du musicien, tout en annonçant les audaces harmoniques des pièces ultimes pour piano : elle constitue un point de repère dans l’histoire de la musique du 19ème siècle et résume à elle seule le génie de Franz Liszt.

Ecrite en un seul mouvement – d’une seule « coulée » - elle réclame de ses interprètes un sens réfléchi de la construction et des divers plans sonores ainsi qu’un coloris pianistique. La Sonate en si mineur  est à la base du développement du piano moderne.

 

Franz LISZT (1811-1886)

Sonetto 104 del Petraca

Extrait des Années de Pèlerinage – Italie

Agitato assai – Adagio

Ecrit à l’origine comme lied pour une voix de ténor aiguë, il fut transcrit pour piano seul par le compositeur en 1858.

« Paix je ne trouve et n’ai à faire guerre, et je crains et espère, et brûle et suis de glace … En cet état je suis, Dame, à cause de vous. »

L’élégie amoureuse est écrite « molto espressivo », alternant les moments d’enthousiasme (vibrato con esultazione) et ceux de la plus poignante tristesse (languido, dolce dolente).

 

Franz LISZT (1811-1886)

6ème Rhapsodie Hongroise en si bémol majeur

« J’ai voulu donner une sorte d’épopée nationale de la musique bohémienne … Par le mot rhapsodie, nous avons voulu désigner l’élément fantastiquement épique que nous avons cru y reconnaître. Chacune de ces productions nous a toujours paru faire partie d’un cycle poétique. Ces fragments ne narrent point de faits, il est vrai : mais les oreilles qui savent entendre y surprendront l’expression de certains des états d’âme dans lequel se résume l’idéal d’une nation » (Franz Liszt - Des Bohémiens et de leur musique en Hongrie. 1859)

 

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