Les Amis de l'Académie de Musique de Mont-sur-Marchienne a.s.b.l. n°4793/66  et 0410300793

proposent

Les Soirées Musicales de Mont-sur-Marchienne

 

Programme du 19 avril 2008

 

Jean-Sébastien BACH (1685-1750)

Suite n° 1 en do majeur BWV 1066

Ouverture – Courante – Gavottes I et II – Forlane

Menuets I et II -  Bourrées I et II – Passepieds I et II

Entre 1717 et 1723, J.S. Bach est maître de Chapelle à la cour calviniste de Köthen : il ne peut donc ni jouer de l’orgue, ni composer de la musique d’église ! Il compose alors des œuvres instrumentales : Suites et Concertos Brandebourgeois.

La Suite n° 1 pour cordes, continuo, hautbois et basson fut composée vers 1720. Elle se caractérise par la présence de quatre paires de danses numérotées chaque fois I et II et jouées « alternativement », c’est-à-dire avec reprise de la première après audition de la seconde.

 

Jean-Sébastien BACH (1685-1750)

Concerto pour violon en la mineur BWV 1041

Violon : Mira Glodeanu

Vif – Andante – Allegro assai

Ecrit à Köthen aux alentours de 1720, ce concerto s’ouvre par un mouvement vif où ritournelles et épisodes pour le soliste alternent de façon assez régulière et symétrique.

Dans l’Andante en ut majeur, le chant du soliste ne reçoit de l’orchestre qu’un simple soutien harmonique réduit à une formule rythmico-mélodique inlassablement répétée à la basse.

Le finale Allegro assai  dynamise l’opposition « compartimentée » ritournelles-épisodes par le rythme unificateur de la gigue.

 

Henry PURCELL (1659-1695)

Suite d’orchestre pour Abdelazer

Après le succès mitigé, à Londres, de son opéra Didon et Enée - pourtant un authentique chef-d’œuvre -,  Purcell abandonna l’opéra et ne composa plus pour le théâtre que des musiques de scène dont une des plus connues est Abdelazer ou la vengeance du More.

 

Jean-Sébastien BACH (1685-1750)

Concerto pour violon et hautbois en ré mineur  BWV 1060

Violon : Mira Glodeanu       Hautbois : Antoine Torunczyk

Allegro – Andante – Allegro

Considéré par beaucoup comme un sommet de la musique concertante de J.S. Bach, cet ouvrage montre une grande richesse polyphonique et une gamme d’émotions étendue.

L’Allegro initial s’ouvre par une ritournelle de huit mesures à la fois nostalgique et résolue.

Dans l’Andante, les cordes accompagnent les solistes de leurs pizzicati immuables.

Le finale, Allegro, qui s’enchaîne sans interruption, vient en droite ligne de l’école vénitienne, avec sa virtuosité et ses effets d’écho.

Georg-Friedrich Haendel (1685-1759)

Concerto grosso en mi mineur op. 6 n° 3

Larghetto – Andante – Allegro     Polonaise – Allegro ma non troppo

Les concertos grossos de l’opus 6, publié en 1734, constituent le sommet de la musique orchestrale de Haendel.

Le n° 3 débute par un Larghetto  majestueux à la manière de Corelli, suivi d’un Andante qui frappe par une succession d’intervalles inhabituelle. A la polyphonie de ses deux premiers mouvements s’opposent les unissons et les vastes sauts d’intervalle de l’Allegro assez développé. Soudain intervient une Polonaise d’un charme profond avec ses effets d’écho et sa nonchalance: l’expression est simple mais la forme élaborée.

Un bref Allegro ma non troppo, jeu de demandes et de réponses, conclut sur un ton plus léger.

                                                                                            Extrait de La Musique Symphonique de F.R. Tranchefort

 

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