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proposent Les Soirées Musicales de Mont-sur-Marchienne
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Carl Maria von WEBER (1786-1826) Grand Duo concertant en mi bémol majeur pour clarinette et piano (1816) Allegro – Andante con moto – Rondo allegro Weber fut surtout un compositeur d’opéras : Euryanthe, Freischutz, Obéron remportèrent un succès prodigieux. Sa musique de chambre est moins jouée, sauf peut-être ses œuvres avec clarinette. Le Grand Duo concertant est son œuvre de chambre la plus intéressante: ce n’est pas une sonate pour clarinette avec accompagnement de piano, mais une œuvre concertante de grande envergure pour deux virtuoses.
HAENDEL (1685-1759) – HALVORSEN (1864-1935) Passacaille pour violon et violoncelle Johan Halvorsen (1864-1935), violoniste, compositeur et chef d’orchestre norvégien, a réalisé en 1897 un célèbre arrangement de la Passacaille du sixième mouvement de la Septième suite pour clavecin (1720) de Haendel. L’écriture, qui privilégie successivement la mélodie et la basse, fournit aux exécutants l’occasion de faire preuve de virtuosité : l’œuvre exige des interprètes qu’ils simulent la sonorité d’un quintette à cordes !
Piotr Ilyitch TCHAIKOVSKI (1840-1895) Mélodie op. 42 – Valse-scherzo op. 34 pour violon et piano Connu surtout pour ses œuvres symphoniques et ses opéras, Tchaïkovski a laissé peu d’œuvres de musique de chambre – 1 trio, 3 quatuors et 1 sextuor -. La Mélodie op. 42 est extraite d’un recueil de trois pièces dédiées à son admiratrice, Madame von Meck, qui l’avait recueilli alors qu’il sortait d’une profonde dépression. La Valse-scherzo est une transcription d’une œuvre orchestrale composée en 1877.
Olivier MESSIAEN (1908-1992) Quatuor pour la fin du Temps pour violon, clarinette, violoncelle et piano Liturgie de Cristal Vocalise pour l’Ange qui annonce la fin du Temps Abîme des Oiseaux (clarinette) Intermède Louange à l’Eternité de Jésus (violoncelle et piano) Danse de la fureur, pour les sept trompettes Fouillis d’Arcs-en-ciel, pour l’Ange qui annonce la fin du Temps Louange à l’Immortalité (violon et piano)
La musique de chambre occupe une place mineure dans les compositions d’Olivier Messiaen mais le Quatuor pour la fin du Temps demeure son oeuvre essentielle. Elle fut écrite en 1940 lorsque Messiaen était prisonnier en Silésie. La disposition instrumentale peu commune (piano-violon-violoncelle-clarinette) correspond à l’obligation pour Messiaen d’écrire en fonction des interprètes alors à sa disposition. La structure même du Quatuor s’écarte, avec ses huit mouvements, des schémas habituels de la musique de chambre. Ce chiffre 8 n’est pas arbitraire : « 7 est le nombre parfait, la création de 6 jours sacrifiée par le Sabbat divin, le 7 se prolonge dans l’éternité et devient le 8 de la lumière indéfectible, de l’inaltérable paix. » La symbolique poétique et religieuse ne fait aucun doute. L’œuvre s’inspire d’une citation de l’Apocalypse de Saint Jean : « Je vis un ange plein de force, descendant du ciel, revêtu d’une nuée, ayant un arc-en-ciel sur la tête. Son visage était comme le soleil, ses pieds comme des colonnes de feu. Il posa son pied droit sur la mer et son pied gauche sur la terre, il leva la main vers le Ciel et jura par Celui qui vit dans les siècles, disant : Il n’y aura plus de temps. Mais au jour de la trompette du septième ange, le mystère de Dieu se consommera. »
L’œuvre fut inaugurée sur les lieux mêmes de sa composition en janvier 1941 devant 5 000 personnes : « Jamais je n’ai écouté avec autant d’attention et de compréhension », notera le musicien. « Le froid était atroce, le stalag enseveli sous la neige. Les 4 instrumentistes jouaient sur des instruments cassés : le violoncelle d’Etienne Pasquier n’avait plus que trois cordes, les touches de mon piano droit s’abaissaient et ne se relevaient plus. Nos costumes étaient invraisemblables : on m’avait affublé d’une veste verte complètement déchirée et je portais des sabots de bois… ».
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