|
proposent Les Soirées Musicales de Mont-sur-Marchienne
|
|
|
Programme du 27 mars 2004
Felix MENDELSSOHN (Hambourg 1809 - Leipzig 1847)Symphonie n°6 en si bémol majeur Fils d’un riche banquier israélite converti au christianisme, Mendelssohn composa dès l’âge de 11 ans et écrivit quelques uns de ses chefs d’œuvre à 15 ans : l’Octuor et l’ouverture Songe d’une nuit d’été. A 20 ans, il ressuscite à Berlin la Passion selon Saint-Mathieu de J.-S. Bach, oubliée depuis 100 ans. Pianiste, altiste, organiste, chef d’orchestre et compositeur de génie, il devait hélas trouver une mort prématurée en 1847 : en mai, sa sœur bien-aimée Fanny disparaît. Il est foudroyé par le chagrin et meurt six mois plus tard. La 6ème symphonie fait partie de 12 symphonies pour cordes qu’il avait composées dès l’âge de 15 ans.
Bela BARTOK (Nagyszentmiklos 1881 – New-York 1945) Divertimento pour orchestre à cordes Allegro non troppo ~ Molto adagio ~ Allegro assai L’occupation nazie de la Hongrie força Bartok a l’exil et il trouva asile chez le chef d’orchestre bernois Paul Sacher qui lui commanda ce Divertimento composé en 1939 et créé en 1940. « Encore un instant de bonheur », devait déclarer le compositeur à propos de cette pièce. Allègre et détendue, la partition, dans la tradition du concerto grosso qui groupe plusieurs solistes opposés à l’ensemble orchestral, se déroule en trois mouvements : rapide, lent et rapide.
Georg-Philipp TELEMANN (Magdebourg 1681 – Hambourg 1767)Concerto pour Alto Largo ~ Allegro ~ Andante ~ Presto Compositeur allemand en grande partie autodidacte, Telemann a écrit un nombre extrêmement élevé d’œuvres religieuses mais aussi des dizaines d’opéras et une quantité impressionnante d’œuvres instrumentales. Contemporain de J.S. Bach, il s’exprime dans un style basé sur le contrepoint traditionnel qu’il manie avec une aisance extraordinaire. Il occupa un grand nombre de postes à responsabilité musicale dans diverses villes allemandes; il était célèbre à 40 ans et mourut comblé d’honneurs. Le Concerto pour alto et orchestre à cordes peut être considéré comme le premier concerto écrit spécifiquement pour cet instrument. De forme traditionnelle, il se compose de 4 mouvements où alternent une atmosphère de tendre mélancolie et de rêverie dans les mouvements lents et une joie primesautière dans les mouvements rapides.
***
Benjamin BRITTEN (Lowestoft 1913 – Aldeburgh 1976)Lacrymae op 48 Reflections on a Song of John Dowland Britten est certainement le compositeur le plus représentatif de l’école britannique du XXème siècle. Dès sa plus tendre enfance il écrit avec une facilité déconcertante un grand nombre d’œuvres qu’il faut considérer comme son journal intime. A 11 ans, il découvre la musique de Bela Bartok et de Schoenberg et se forge une véritable technique de composition sous l’autorité de F. Bridge. L’auteur de Peter Grimes, des Illuminations et de la Simple Symphonie n’a écrit qu’une seul œuvre pour alto : Lachrymae, basée sur un thème du compositeur Dowland (1563 – 1626), thème très populaire en Angleterre. D’abord exposé Lento, il est suivi de 10 variations où Britten met en valeur les qualités instrumentales et lyriques de l’instrument. Lors de sa dernière apparition, le thème qui évolue dans la douce tranquillité de do majeur, est harmonisé comme un choral, ce qui accroît encore ma sérénité de son expression.
Ludwig von BEETHOVEN (Bonn 1770 – Vienne 1827) Quatuor n° 11 en fa mineur op 95 (transcription pour orchestre à cordes)Allegro con brio ~ Allegretto ma non troppo ~ Allegro assai vivace ma serioso ~ Larghetto espressivo - Allegretto agitato Le 11ème Quatuor est lié à un événement dramatique de la vie sentimentale de Beethoven: l’écroulement de ses projets de mariage avec Thérèse Malfatti. Mais c’est à cette époque que le musicien fit la connaissance de Bettina Brentano, l’amie de Goethe, pour laquelle il éprouva bientôt plus que de l’amitié. Aussi est-ce dans un état tout particulier de tension que la partition fut écrite et intitulée par Beethoven lui-même Quartetto serioso. Ce quatuor possède une couleur générale plutôt amère que son final triomphant, dont tous les commentateurs ont souligné l’analogie avec l’ouverture d’Egmont composée quelques mois auparavant, ne peut parvenir à estomper.
retour à la page Saison 2003 - 2004 terug naar de blad Seizoen 2003 - 2004 |