Les Amis de l'Académie de Musique de Mont-sur-Marchienne a.s.b.l. n°4793/66  et 0410300793

proposent

Les Soirées Musicales de Mont-sur-Marchienne

 

 

PROGRAMME du 22 février 2003

 

Jean Sébastien BACH (1685 – 1750)

Sonate III en do majeur BWV 1005 pour violon seul (1720 ?)

Adagio ~ Fuga alla breve ~ Largo ~ Allegro Assai

On ne connaît pas la date exacte de la composition des Sonates et Partitas pour violon seul de Jean Sébastien Bach.

Ces œuvres témoignent de la part de leur auteur d’une haute connaissance du violon qui est à la fois interprète de la mélodie chantante et de l’expression harmonique.

La Fugue à quatre voix de la Sonate III développe magistralement un thème repris au choral Komm Heiliger Geist.

 

Johannes BRAHMS (1833 – 1897)

Sonate n° 2 en la majeur op. 100

Allegro amabile – Andante Tranquillo. Vivace di qui Andante Allegretto Grazioso (quasi andante)

Brahms composa cette œuvre au bord du Lac de Thoune où il passa plusieurs étés dans une ambiance paisible propice à la création : pour la seule année 1886, il y composa la Sonate pour Violoncelle op 99 et le superbe Trio à clavier op 101.

Clara Schumann avoua au sujet de la Sonate op. 100 : " aucune œuvre de Johannes ne m’a ravie aussi complètement. J’en ai été heureuse comme je ne l’avais été depuis bien longtemps. "

 

Karol SZYMANOWSKI (1882 – 1937)

La Fontaine d’Aréthuse (1915)

Extraite du Triptyque " grec " Mythes, cette pièce met en œuvre une technique d’écriture vraiment nouvelle : le violon, qui évolue constamment dans le registre aigu, utilise de fréquentes harmoniques.

La Fontaine d’Aréthuse suggère les métamorphoses de l’Hespéride Aréthuse qui, poursuivie par un chasseur, se change en source.

 

Georges ENESCO (1881 – 1955)

Sonate en la mineur op. 25

Moderato Melancolico – Andante Sostenuto – Misterioso

Allegro con brio ma non troppo mosso

Cette sonate, composée en 1926, " dans le caractère populaire roumain ", est la seule oeuvre de musique de chambre d’Enesco vraiment bien connue et qui figure au répertoire de tous les grands violonistes. Par bonheur, c’est aussi un de ses plus hauts chefs-d’œuvre, le plus parfait peut-être, une maîtresse Sonate dont la portée dépasse même celle des deux Sonates de Bartok composées peu auparavant. Elle ouvre avec éclat la grande maturité " enescienne " où les chefs-d’œuvre de musique de chambre vont se succéder. " Dans le caractère populaire roumain " : il s’agit ici du folklore imaginaire des lautari, ces ménétriers itinérants dont les chants et les danses avaient bercé l’enfance d’Enesco, et dont la surprenante virtuosité naturelle se retrouve, sublimée, dans l’écriture de la partie de violon.

(d’après " Guide de la Musique de Piano " de F. – R. Tranchefort)

 

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