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proposent Les Soirées Musicales de Mont-sur-Marchienne
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les Compositeurs au Programme du 17 janvier 2004
Né et mort à Paris, le compositeur fait partie de la plus illustre dynastie de musiciens français. Exceptionnellement doué, il succéda à son père comme organiste de l’église Saint Gervais, à l’âge de 11 ans ! A 25 ans, il accéda aux plus hautes charges de la Cour de Versailles au service de Louis XIV. Couperin a atteint des sommets dans sa musique de chambre réunie en de nombreux recueils qui couvrent à peu près toute sa carrière. Debussy voyait dans sa musique « l’adorable écho du fond mystérieux des paysages où s’attristent les personnages de Watteau » Dès les premières mesures, l’élégante suite de « Pièces de Concert » crée une impression de raffinement. Avec peu de moyens techniques, le compositeur arrive à une grande finesse d’expression. A plusieurs reprises il laisse simplement « chanter » le violoncelle comme dans le Prélude, la Sicilienne ou la Plainte. A l’opposé, la Tromba et l’Air de Diable s’appuient sur une précision rythmique extrême.
Schumann voyait en lui le « Nouveau Messie de l’Art ». Brahms faisait l’admiration de Berlioz et de Liszt mais il n’eut aucun succès dans sa ville natale de Hambourg aussi il se rendit dès 1862 à Vienne où il composa l’essentiel de son œuvre. C’est aux formations de chambre qu’il aura livré ses meilleures inspirations : caractère confidentiel, presque de confession, souci exigeant de la forme « classique » mais aussi une grande richesse d’invention et une grande souplesse d’écriture. La première sonate pour violoncelle commencée en 1862 et achevée en 1865 seulement, connut un succès public immédiat : les sonorités souples, chaleureuses du violoncelle semblent s’accorder tout naturellement à l’expression brahmsienne. On l’a parfois surnommée « Sonate Pastorale » du fait de la simplicité de sa structure, même si le troisième mouvement marie un style fugué assez complexe et une forme sonate à 3 thèmes.
Heitor VILLA-LOBOS (1887-1959) Ce compositeur autodidacte, né à Rio de Janeiro, offre l’exemple d’une synthèse accomplie entre deux cultures fort distantes l’une de l’autre – celle de la musique populaire brésilienne et celle de la musique savante occidentale. Il avait une véritable vénération pour Bach. Le violoncelle, qu’il avait appris très jeune, restera son instrument de prédilection et sa Bachiana brasiliera n°5 pour voix et huit violoncelles a fait le tour du monde. La deuxième sonate pour violoncelle et piano appartient aux chefs-d’œuvre « oubliés » du compositeur brésilien, mais bien à tort ! L’œuvre est non seulement écrite de façon éblouissante pour les deux instruments mais elle laisse aussi entrevoir un nouveau monde sonore. On comprend qu’un compositeur aussi important que Messiaen ait été influencé par son collègue aîné qu’il appréciait beaucoup. On retrouve des phrases du deuxième mouvement de la sonate dans la Louange à l’Eternité de Jésus de Messiaen. La sonate a une structure cyclique : le thème principal, « brésilien », du premier mouvement se retrouve dans le finale. Le langage harmonique est très impressionniste : la partie de piano comprend des accords à plusieurs tons. Quant au violoncelle, il chante, il tambourine et il siffle, devenant tout à tour une grande guitare, une soprano dramatique ou une contrebasse aux accents lancinants.
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