Les Amis de l'Académie de Musique de Mont-sur-Marchienne a.s.b.l. n°4793/66  et 0410300793

proposent

Les Soirées Musicales de Mont-sur-Marchienne

 

Joseph JONGEN

Il y a cinquante ans, Joseph Jongen, un de nos plus grands compositeurs de la première moitié du XXe siècle, nous quittait, un peu comme il avait toujours vécu, discrètement, aimé et estimé de tous.

L’œuvre qu’il nous laisse en héritage est un reflet d’une personnalité marquante, exceptionnelle, d’une diversité et d’une richesse profondes. Une personnalité qui a laissé indubitablement son empreinte sur la vie musicale de notre pays.

jj08.jpg (25199 octets)jongen.jpg (27028 octets)Joseph Jongen, né à Liège le 14 décembre 1873, est décédé à Sart-lez-Spa le 12 juillet 1953. Il a fait ses études musicales au Conservatoire Royal de Liège où il fut nommé professeur d’harmonie et de contrepoint en 1903. Nommé professeur de fugue au Conservatoire de Bruxelles en 1920, il devint, en 1925, directeur de cet établissement, fonction qu’il occupa jusqu’en 1939.

Son appartenance à l’école franckiste est indéniable : son évolution artistique est issue de ce mouvement, mais elle subit aussi les séductions de l’impressionnisme. (A. Vander Linden)

 

Jean CRAS

Fils d’un médecin de marine, Jean Cras naquit à Brest en 1879. Il commença à composer à l’âge de six ans et entra à l’Ecole Navale à 17 ans.

Malgré les difficultés, il parvint à concilier sa vocation de musicien et son métier de marin : lorsqu’il mourut à 63 ans, il était contre-amiral et commandant du port de Brest.

Sa rencontre avec Henri Duparc en 190 marqua le début d’une amitié profonde, à tel point que le disciple préféré de César Franck appelait Jean Cras " fils de mon âme ".

On trouve chez ce compositeur l’originalité et la personnalité d’un homme d’une extrême sensibilité, mélodiste exceptionnel qui sut transmettre ses émotions avec une grande discrétion.

Le Quintette, composé en 1928 sur le Cuirassé Provence, est une "œuvre alerte et enjouée se déroulant dans un mouvement de continuelle évolution … évocatrice de danses, mais son inspiration est purement musicale, nullement littéraire. " Ici, mieux qu’ailleurs pourtant, sent-on l’air du large, la beauté d’un navire en mouvement, les affrontements fluides de l’air et de l’eau qu’entrecoupent les images des escales d’Asie ou du Proche-Orient.

 

Gabriel PIERNE

Elève de Massenet et de Franck et condisciple de Debussy au Conservatoire de Paris, Gabriel Pierné s’illustra surtout comme chef d’orchestre des Concerts Colonnes.

Il fut également un compositeur de grande valeur – son Konzertstuck pour harpe et orchestre et son Quintette avec piano sont deux chefs-d’œuvre.

Sa Canzonetta op 15 est une œuvre de jeunesse où l’on sent l’influence franckiste.

 

Philippe VERKAEREN

Philippe Verkaeren, né en 1950 obtint les Prix d’Orgue, d’Harmonie, de Contrepoint et de Fugue au Conservatoire de Bruxelles.

Il fut chargé de cours dans ce même Conservatoire pendant une douzaine d’années et est actuellement Directeur de l’Académie de Musique Instrumentale de Schaarbeek.

Il est titulaire de l’orgue de Notre-Dame de l’Annonciation à Ixelles depuis 1992. Il se produit régulièrement en concert dans un répertoire très large, mais avec une préférence pour les œuvres des XIXe et XXe siècles.

Il participe à la promotion de la musique belge lors de ses récitals et des concerts annuels de l’Union Wallonne des Organistes.

Comme compositeur, il a écrit des pièces pour piano, guitare, harpe, clarinette, alto et surtout pour orgue.

Le Quintette op. 25, commandé par les Amis de l’Académie est en trois mouvements que le compositeur analyse ainsi :

  • Maestoso : Introduites par un solo de harpe, les cordes puis la flûte entrent tour à tour dans une sorte de prélude libre construit sur deux motifs, le premier au caractère grave et le second plus léger.
  • Modéré : Danse lente à trois temps est suivie d’une danse plus rapide en 6/8 amorcée par la harpe, puis par la flûte et enfin reprise par tous dans un mouvement qui va s’accélérant.
  • La danse lente est ensuite reprise en canon entre la flûte et l’alto et débouche sur un Lento expressif qui laisse le dernier mot à la flûte dans une atmosphère très rêveuse.
  • Très vif : Une ronde à deux temps, très rapide et joyeuse, termine ce triptyque dans un esprit de fête.

Barcarolle

La Barcarolle est une danse bâtie sur des rythmes ternaires qui va en s’animant. Elle a été commandée comme imposé pour le Concours National de la Harpe de Bruxelles en 1998.

 

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